Hermès G.
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Après trois jours de forte fièvre à plus de 40, je suis allé voir le médecin le matin du quatrième jour. Le dr Nadine Benadada m’a fait une auscultation de la prostate par toucher rectal alors que les examens d’urine étaient disponibles en fin de journée et étaient parfaitement suffisants pour infirmer ou confirmer la prostatite qu’elle soupçonnait. Les examens d’urine ne donnaient finalement aucun signe de prostatite. Geste invasif donc inutile! Je n’ai pas réussi à exprimer mon refus sur le moment car je me sentais au plus mal et espérait désespérément qu’elle trouve ce que j’avais. Finalement, elle m’a malgré tout prescrit un antibiotique pour la prostatite: la ciprofloxacine. Mon état ne s’améliorant pas vraiment au bout d’une semaine, je suis allé voir le dr Novakovic qui était étonné que sa consœur n’ait pas écarté des pathologies plus fréquentes et plus probables et qu’elle ait maintenu son diagnostic de prostatite malgré les examens d’urine. Il a confirmé une infection d’origine bactérienne mais pour lui c’etait pulmonaire. Après une radio des poumons, son diagnostic était confirmé. Il m’a prescrit un antibiotique à large spectre, l’amoxiciline et deux jours plus tard j’allais beaucoup mieux. Je déconseille donc Mme Benadada car je ne la trouve pas vraiment à l’écoute du patient. L’erreur est humaine et un mauvais diagnostic peut arriver mais je lui reproche d’avoir immédiatement penser à une pathologie plus grave et moins fréquente avant d’ecarter des pathologies plus courante et plus en adéquation avec mon âge. Son entêtement m’a en tout cas causé du tord. La réalisation inconsidérée d’un geste invasif comme le toucher de la prostate par voie rectale est pour moi un manque de professionnalisme et un manque d’ethique. Ce geste était inutile pour le diagnostic dans mon cas par contre il n’est pas pas du tout anodin pour le patient. A fuir donc même si Nevers est un désert médical....